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Nous passons donc une journée de repos à Aoste, sur les traces du grand père de Pierrot, natif de la ville.
Nous continuons notre route le long de la Dora. Ce qui est très cool pour les randonneurs dans le secteur, c’est qu’il y a de l’eau partout. Chaque bled croisé a trois ou quatre fontaines publiques. Pas la peine d’embarquer avec nous des litres d’eau. Ça me fait parfois furieusement penser aux levadas de Madère, les canaux d’irrigation qui sillonnent les montagnes pour amener l’eau aux vergers et aux vignes.
Ce 28 août, on se lève avec la pluie et elle nous accompagnera jusqu’à midi. À noter que la Via Francigena est particulièrement bien signalée sur le terrain. Ce matin, à un moment,le balisage différe de la trace gpx du téléphone. Un peu dubitative, je suis toutefois Pierrot en charge de notre orientation. Nous voilà donc a nouveau a grimper sous la pluie. Au sommet, on aperçoit une maison isolée avec un camping-car garé devant. Arrivée à sa hauteur un énorme chien surgit de dessous le véhicule, style patou. Il nous aboie dessus en nous suivant. Bien évidemment, personne ne sort de la maison pour rappeler le chien. Pierrot tente la manière douce, lui parle doucement pour essayer de le détendre. Il passe devant nous, puis repasse derrière en aboyant de plus belle, babines retroussées. Très bravement, j’essaye autant que possible de me planquer derrière Pierrot, et mets mes bâtons de marche derrière mes jambes pour éviter naïvement une éventuelle morsure au mollet. Nous sommes maintenant à hauteur de la maison, la bestiole ne nous lâche pas et est de plus en plus agressive. Je n’en mène franchement pas large. Pierrot chez qui la patience atteint rapidement ses limites, finit par exploser : « MAIS PUTAIN TU VAS LA FERMER TA GUEULE BORDEL !!!!!! ».
La bestiole a détalé, on ne l’a jamais revue.
Alors attention, ne vous essayez pas à cette technique si vous avez la voix d’Étienne Daho. Faut quand même que ça parte de très très loin. Nous déclinons toutes responsabilités si, dans une même situation, vous vous faites croquer les fesses.
En tout cas, la prochaine fois, on suivra le balisage de la Via Francigena.
Les orages étant encore à prévoir, on préfère a nouveau avoir un toit sur la tête pour passer la nuit. On trouve donc asile dans un couvent de franciscains. On est des pèlerins après tout.
L’accueil des italiens est franchement exceptionnel, ou tout du moins vis a vis des pèlerins. Un matin, en traversant un petit village perché dans la montagne. On croise un vieux monsieur qui nous interpelle en disant « banana, banana ». On le suit jusque chez lui et on s’attend à ce qu’il nous donne deux bananes. Il revient avec un grosse grappe de raisins et sept bananes. Royal. Tout a l’heure, en fin d’étape, au 22eme kilomètre, alors qu’on est au bout de notre vie, on croise une famille qui termine son repas dominicale. On nous offre un verre de vin blanc à la pêche. Le coup de fouet idéal pour faire les deux derniers kilomètres.
Hello les Biscotto Bikini !
Sachez que pour ce second article, il y aura quelques très courtes anecdotes car le pouvoir inspirant de la marche à pied est très loin d’égaler celui de la vélocipédie.
Et toi, l’amoureux du beau verbe, tu as noté que j’ai utilisé « second » article, et tu te dis, en fin renard que tu crois être :
« ah ouais ! Parce qu’il n’y aura pas d’autres articles ? Puisque « second » signifie que c’est le dernier ! Ah Ah ! »
Et bien non mon ami ! Fi de cette légende urbaine ! Second et deuxième sont de parfaits synonymes.
Ce point linguistique fait ; andiamo !
La fabuleuse histoire de Serge Anflame où l’on apprend que d’un malentendu historique peut naître une japoniaiserie
Alors que nous traversions un village du Val d’Aoste, nous tombâmes sur des panneaux racontant l’histoire d’anciens soldats.
L’un d’eux était Serge Anflame, venu se battre en France pendant la Première guerre mondiale.
Soldat exceptionnel au courage sans faille, joyeux compagnon même au fond des tranchées, Serge était unanimement apprécié.
Ce qui changea son destin fut une incursion allemande et nocturne qui faillit anéantir toute son unité. Heureusement, l’insomniaque Serge suppléa la défaillante vigie et s’interposa vaillamment armé de sa seule baïonnette. Il mit en fuite les Bosch et sauva ainsi 10 hommes dont un jeune colonel qui lui dit :
- Bravo soldat ! Quel acte héroïque ! Quel est ton nom ?
- Serge Anflame mon colonel !
Ce dernier ayant compris « sergent Flam » répondit alors :
- Et bien non mon garçon ! Tu montes en grade ! Désormais ça sera capitaine Flam !
Beaucoup d’autres aventures suivirent dans la vie de Serge. Tellement que dans les années 80, les Japonais récupérèrent son histoire pour la transformer en un manga space opéra…
Étonnant non ?
Les difficultés linguistiques de Béa où l’on apprend que finalement tous les voyages des Terr’Ailleurs ont un fil rouge
Ne parlant pas un mot d’italien, Béa se voyait bien heureuse durant ce voyage de me déléguer tout le boulot conversationnel.
Toutefois le Val d’Aoste a ceci de particulier énormément de gens y parlent français.
Or donc, durant notre journée de repos à Aoste, nous voici dans un magasin bio, devant le rayon charcuterie fromagerie. J’allais demander un morceau de fromage quand Béa, tel un pur sang fou ayant passé tout l’hiver à l’écurie, sort de son box en disant :
- Vous parlez français ?
- Oui oui oui !
- Aaaaahhhhhhh ! Laisse la moi Pierrot ! Je vais me débrouiller ! Bien ! Je voudrais un morceau d’emmental !
Il fallait la voir ! Fière comme Artaban ! Prendre les choses en main ! Ruade ! Galop ! Posture virile !…
Il faut imaginer ensuite, sa mine déconfite quand la serveuse lui a dit :
- Un morceau de quoi ????
La même anecdote (peu ou prou) arriva quelques jours plus tard au petit déjeuner d’un Bed and breakfast quand ma douce étalonne voulut un thé noir.
Ce n’est qu’après 5 minutes de longues et douloureuses explications, avec l’aide de trois clients francophones courageux et volontaires ainsi que la consultation de deux IA différentes que Béa put obtenir son thé english breakfast…
Et non ! Parler français ne suffit pas pour comprendre Béa, ou être compris d’elle.
Difficile travail que celui d’accompagnant…
Les réponses aux devinettes
- Béa m’avait demandé de faire une « tout doux liste » (Béa qui considère que vous êtes des gros nuls, me demande de préciser que tout doux liste = to do list)
- Si j’ai tendance à ne plus avoir de poils sur une partie du pouce ainsi que sur le côté de la main juste à côté du pouce. Et ce, uniquement à droite, c’est qu’allumer un réchaud à gaz quand il y a du vent s’accompagne toujours d’une petite odeur de poils grillés…
- Le dessinateur en question était Salch.
Nouvelles devinettes :
(ouais il n’y en a que 2cette fois-ci, je n’ai pas eu trop le temps d’y réfléchir, j’étais trop occupé à me plaindre…)
1. Nous avons fait un stop à Nus (merci d’éviter tout jeux de mots à Nus…), comme vous pouvez le voir sur Polarsteps. Comment s’appelle la petite localité située au sud-est de Nus ?
2. Dans l’histoire de Serge : « … une incursion allemande et nocturne… » Comment s’appelle cette figure de style ?
Challenges :
Mamounette : on n’a pas pu parler à des Tillier, mais il y en a un qui est bien présent à Aoste
Doudou : on s’est fait offrir de la bouffe, c’est mieux
(précision de Pierrot : l’idée originale, qui se fait plus dans le sud de l’Italie, reste sous le coude)
Suzanne et Madeleine : on continue le challenge glaces : choco-noisettes et citron-ananas

































Coucou les kiwis (poilus dehors et vert dedans)
Comment ça vous faites du stop ? C est donc ça le trait tout droit d hier ?
Sinon 1 : Tillier à côté de Fagnan (ça ne s invente pas)
Et 2 : Zeugma toi même
J espère que je n ai pas gagné la pizza aux frites
Requinqués pour demain ?
Être suspecté de se comporter comme un Panardos ? Nous les Terr’Ailleurs ? Prendre un véhicule motorisé pour raccourcir le trajet ? Franchement, je me sens insulté…
P. Voilà d’accord
Je me disais bien ! « Un stop à Nus » = un arrêt et non DU stop… Ben évidemment !
Allez bonne route les anti panardos aux pieds qui sentent bon
Salut les tapés!
De bien belles photos. Ça continue un peu nos vacances.
J’entends trop bien le petit rire de PYT qui laisse échapper qq filets d’air entre ses lèvres gercées.
Sinon pour la figure de style c’est probablement une bêtise attendue en guise de réponse du coup je mettrais « un mauvais souvenir ? »
A +
Oh punaise ! Tu as un Article de retard mon vieux ! (Peut-être les notifications de nouvel article ne fonctionnent pas du feu de dieu).