Vous pouvez suivre nos déplacements en direct, ici :
Nous sommes le matin du 22 août à Signy. Je viens de passer une nuit d’enfer. J’ai chopé une sorte de gastro qui m’a bien tenue compagnie toute la nuit. Je pars donc avec une bonne envie de gerber et je ne garantis rien quant à mes intestins. Je sens que les 10 heures de bus à venir vont bien se passer. En début d’après midi, l’ami Jacky vient nous chercher à Signy et nous débarque à la gare routière de Reims.
Et voilà, le voyage commence enfin. Un bref arrêt à Paris Bercy et on monte dans le bus à 20h. Finalement, je n’ai rien vu de la route puisque j’ai dormi tout le long dans le bus de nuit. Pierrot n’aura pas eu cette chance et passe une nuit blanche. On passe le tunnel du Mont Blanc, puis on sort du bus à Courmayeur franchement pâteux. Il est 4h45 du matin. Il fait nuit noire. La température est de 10 degrés. On a froid puisque comme on est très malin, nous n’avons pas pris nos doudounes. Il n’y a pas de salle d’attente. Donc, pas le choix, on sort nos sacs de couchage pour se réchauffer, assis sur un banc du jardin public. Pierrot finit même par s’endormir et le jour est déjà bien levé quand il ouvre un œil.
Café croissant pour se réchauffer et nous voilà partis pour nos premiers kilomètres. On découvre Courmayeur qui est vraiment très chouette. On se retourne, et là, merveille, on découvre le Mont Blanc qui nous domine, imposant. La journée se passe super bien, on en prend plein les yeux et on finit par planter en sauvage près d’un cimetière et son robinet d’eau, avec toujours une vue imprenable sur le Mont Blanc.
L’étape du lendemain est très courte, elle ne fait que 9km. Je vous entends de là : « et ben, à cette vitesse là, ils ne sont pas rendus ». Alors sachez que la vallée d’Aoste est très touristique et les hébergements sont souvent chicos et donc très chers. Donc, ce sont surtout les campings et les locations économiques qui vont grandement décider de la longueur de nos étapes. On arrive assez tôt au camping d’Arvier. On visite le village et on déguste notre première pizza.
Il aura plu presque toute la nuit. Comme il n’y avait pas un pet d’herbe sur notre emplacement, tout est degueulasse quand on se lève. On passe déjà une bonne heure a nettoyer la tente, les sacs, les godasses.
On rejoint les rives de la Dora qui se fait particulièrement tumultueuse avec la pluie de la nuit. On rejoint Aoste dans l’après midi sous un cagnard d’enfer. Et par là même, on rejoint également le tracé officiel de la Via Francigena.
Hello bande de ringards !
Sachez que pour ce premier article, je ne vais rien faire d’extraordinaire… Pas de dramatique. Pas de tragique. Très peu de comique. Et non plus de lyrique.
Alors toi, l’amoureux du beau verbe, le passionista de la plume, le zélote du bon mot, passe ton chemin ! Cet article ne contiendra que :
- Un rappel des codes de notre blog
- Des précisions (voire des corrections) sur les faits relatés si légèrement (notez l’effort pour rester poli, il s’agit de ma femme quand même) par l’écriture noire
- Un mode d’emploi pour nous suivre en direct sur Polarsteps
- Une explication extrêmement ennuyeuse sur les kilomètrages et les dénivelés
- Et enfin ! Noël ! Noël ! Haro ! Les devinettes du jour
Les codes
Pour les Nouveaux, sachez que le blog des Terr’Ailleurs est composé d’une écriture noire, assez indigeste, et relatant les faits (de façon plus ou moins précise et tendancieuse, comme nous le découvrirons rapidement). Ce pavé noir est dû à Béa, dite Doudouk, dite la Vipère, dite le Dragon du moulin. Et d’une écriture bleue, élégante et bienveillante, respirant souvent l’érotisme et le mini-short, que l’on doit à votre serviteur : Pierrot, dit le Fou, dit Belcanto, dit le p’tit Batard…
Voilà, les choses sont dites !
Les précisions
Alors déjà, les Flixbus. Il faut préciser que c’est le moyen de « locomotion pour grands trajets » du pauvre. Peu cher, d’accord, mais également peu confortable, assez bruyant, et odorant quand il fait 30° et que votre voisin ne s’est sûrement pas lavé depuis quelques jours… Alors dormir 2h00 sur un banc, comme un SDF, dans une bonne fraîcheur alpine, quel luxe !
Ensuite, le jour 2. Nous ne fîmes certes que 9 km, mais durant lesquels nous nous tapâmes deux putains de montées de la mort ! C’était tellement pentu que si tu t’arrêtais de marcher, tu glissais en arrière ! Ouallah ! Pas d’mytho ici ! La vie d’ma reum ! D’ailleurs, vous pourrez constater les dénivelés (D+ et D-) de chaque étape sur l’appli Polarsteps à-propos de laquelle je vais vous entretenir tout de suite.
Polarsteps
Petite application qui permet de suivre pas à pas les voyageurs.
En un coup d’œil vous voyez exactement où nous nous trouvons en temps quasi réel.
Avantage : si on tombe dans un ravin, vous pourrez facilement retrouver nos corps ! Génial !
Cette année, nous ne mettrons que les photos des spots-étapes, le reste des images sera sur ce blog.
Mais nous indiquerons aussi le kilométrage réel parcouru sur l’étape et depuis le début du voyage, ainsi que les D+ et D-.
Pour accéder à cette carte du bonheur suivez ce lien :
Kilométrage et dénivelés
Quand je parlais, à l’instant, de kilomètrages réels, c’est que Polarsteps nous localise par satellite, environ toutes les cinq minutes (plus, ça taperai trop sur la batterie du phone). Du coup, si on a fait 5 minutes de ligne droite, pas de problème, le tracé Polarsteps est fidèle à la réalité (qui serait d’environ 350m parcours). Mais si on a fait des zig et des zags (en montagne, c’est tout le temps) et que Polarsteps nous logue sur la carte à 50 m du point de départ alors qu’on en a fait 350, ça fausse le kilométrage réel.
C’est pour cela que je rétabli ce dernier en faisant la trace réelle sur Open-runner.
Ce logiciel me fournit également le dénivelé parcouru. Mais là aussi ce n’est pas vraiment exact, car il ne prend en compte que les franchissement de courbes de niveau. Comme ces dernières vont de 10m en 10m, si on passait la journée à monter de 9m et redescendre d’autant, et ce, 100 fois dans la journée, le dénivelé affiché serait de zéro (quand le réel serait de … oui … 900 m ! Vous êtes trop forts !) Mais ça, pas moyen de le corriger.
AH ah ! Je vous l’avais bien dit que ce serait chiant comme la mort ! Allez pour vous réconforter :
Les devinettes
- Avant le départ, Béa m’avait demandé de faire quelque chose. Je m’y suis attelé et lui ai donné ceci :
- Peluche lapin pour nouveau né
- Crème fraîche entière
- Gilet polaire Haglof
- Cheveux de Pierrot
- Couverture en moumoute
Elle était dépitée… Question : que m’avait elle demandé de faire ?
- En voyage, j’ai tendance à ne plus avoir de poils sur une partie du pouce ainsi que sur le côté de la main juste à côté du pouce. Et ce, uniquement à droite. Pourquoi ?
3. Le dessin incrusté plus haut par Béa est librement inspiré d’un auteur de BD qui fait des galeries de portraits de ce type de dessin. Qui est cet auteur ?
Challenges :
Fred : commander au restaurant une assiette de riz.
Autant dire qu’avec ma gastro, ce challenge a été résolu très rapidement. Tu excuseras, j’imagine, les quelques petits pois.
Madeleine et Suzanne : manger des glaces aux parfums les plus improbables
On a commencé avec un « Biscotto Bikini »
Puis on en a trouvé à la violette et à « Fior di fiocca ». Typiquement valdostain, on vous laisse faire des recherches pour trouver le mode de fabrication. On garde ce challenge ouvert jusqu’à la fin du voyage. J’adore.


























Déjà à chouiner les p’tites fiottes ? Allez ! Je suis bon prince, je vous offre un challenge de dernière minute. Le bleu-bite en chef, celui que vous appelez Pierrot, devra aller chez un barbier et lui demander de faire la coupe de barbe qui lui fait le plus envie. La Barba Sorpresa !
C est vraiment beau ! Ça vaut le coup de dormir sur un banc et se réveiller dans la boue.
Mon challenge : insulter un mafioso 😏
Pour rappel, il y avait deux règles. L’une d’entre elles étant « rien qui ne nous mettent en danger » …
Se faire offrir par un italien un Cornicello. « la tradition exige de ne pas acheter la corne d’abondance italienne vous-même, elle doit vous être offerte par une autre personne » c’est mieux 🙂
Tout va bien les terrailloux ?
Pas de nouvelle depuis la glace à la violette… Pb technique ? Orage ? Manque d’inspiration ? En train de manger un plat de spaghetti un par un ?
On s ennuie !
Ben, ça fait que 2 jours. Ça va venir, mais quand on se posera.
Trop cool! On a hâte de voir la suite, vous êtes forts!
Bisous Madeleine 🍨🍦🇮🇹🍕🍝 🏟️💚🤍❤️& Suzanne 🍦🇮🇹🩷💚💛🧡❤️💜💙🩵😘💋😘
C’est beau les amis. Ça a l’air de bien commencer. Allez je me lance pour les devinettes:
1) aucune idée mais ça ressemble un peu à la situation quand Julie, qui faisait le ménage, m’avait demandé de lui apporter la brosse à poils. Je me suis empressé d’exécuter sa demande dans le plus simple appareil !
2) parce que tu gardes ta main sous la lanière du sac à dos et que le frottement entraîne cette épilation ?
3) un belge ? Larcenet
La biz
Hé ! Mon Rafou ! Rien de rigoureusement exact, mais de l’idée ! Et pour être le premier et le seul à te jeter à l’eau : 5 points ! Good job !
Le Kikoralsalamimwasy est lancé !
Non mais qui choppe une gastro AVANT de partir ? C’est de la triche !