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Mon mois d’avril :

Je me suis préparée à un éventuel coup de blues lors de notre retour, par contre si on m’avait dit que j’en aurai eu un avant de partir, j’aurai eu du mal à le croire. Et pourtant …

Bref, pour faire court et éviter un post lançant un forum de psychologie magazine, il semble que j’ai vécu, à quelques mois de partir, « l’angoisse du voyageur » (si si, ça existe, je vous laisse regarder sur internet) exacerbé par la maladie de Pierrot.

Après avoir été en pleine euphorie pendant des mois pour préparer le voyage, me voilà submergée par les doutes et les angoisses : les vélos arriveront ils en bon état, n’avons nous pas mis la barre trop haut, et si je n’arrive pas à suivre, et si on a un accident, et si on tombe malade, et si je me suis trompée dans le budget, et si le mi-temps annualisé de Pierrot est finalement refusé … Je vous fait grâce de l’intégralité de la liste car certaines craintes finissent par être irrationnelles (la dernière en date étant trouverons nous du gaz ??).

A priori, cette angoisse s’explique par le fait que l’on quitte la routine planplan, son chez soi, sa famille et ses amis toujours là en cas de pépin, bref tout ce qui constitue un cadre sécurisant pour se lancer vers l’inconnu, l’imprévu, … En général, les symptômes disparaissent une fois que l’on est sur place en refaisant corps avec la réalité. C’est pas moi qui le dit, mais la psy.

Comme je ne me voyais pas me trainer comme un zombi encore pendant deux mois, j’ai donc trouvé les solutions suivantes :

– avoir un Pierrot sous la main qui sort une vanne toutes les heures ce qui permet de dédramatiser tout ça (effet non garanti à 100%, le niveau de la vanne pouvant être aléatoire)

– faire du sport régulièrement (ça aide à se vider la tête)

– faire de la relaxation pour apprendre à respirer et contrôler les montées d’angoisse

– s’obliger à manger (perdre 4kg en 10 jours, c’est nase)

– arrêter de se projeter dans le futur et s’obliger à vivre au présent et profiter de chaque instant.

– parler de ces angoisses à mes proches. (j’en ai saoulé une paire pendant dix jours, merci à vous, merci, merci …)

Bon finalement, je fais un peu ma maline aujourd’hui mais je n’étais vraiment pas fière. Bref, maintenant ça commence à aller un peu mieux et j’ai vraiment hâte d’y être.

BEA

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