24/09/13 : Los Angeles
Fini de glandouiller, nous reprenons la route pour rejoindre Los Angeles. Il ne s’agirait pas de louper notre avion cette fois-ci. Dès que nous quittons la côte, nous nous retrouvons à nouveau au milieu des fraises et des choux fleurs. Attention, les Terr’Ailleurs se lancent dans le journalisme d’investigation :
Nous avions déjà été étonnés lorsque nous traversions les zones agricoles de voir que tous les ouvriers étaient à 99% hispaniques. Mais surtout, quelle que soit la température, en général entre 26°C et 32°C, ils avaient tous une capuche ou un bonnet et très souvent un foulard qui leur couvre le nez et la bouche. À moins que les Mexicains aient tous des gênes de frilosité excessive, nous en tirons la conclusion que c’est pour se protéger des produits chimiques. Du coup, pour consommer cinq fruits et légumes frais aux Etats Unis, ben, tu y regardes à deux fois.
En tout cas, ils assurent au niveau rendement. Un tracteur qui avance sans chauffeur. S’agirait pas de payer un mec à rester le cul posé sur son siège toute la journée. Six bonshommes qui récoltent les choux fleurs, coupent les feuilles et les déposent sur le tracteur. Les femmes les rincent à l’eau et les mettent dans des cagettes. Deux autres gars en bout de chaine pour empiler les cagettes. Et tout ça avec une musique mexicaine insupportable et sous les yeux d’un contremaître qui s’assure que y’en ai pas un qui flemmarde. L’investigation s’est arrêtée là car je ne savais pas comment on disait « congés payés » et « heures supplémentaires » en espagnol mais que surtout le contremaître me regardait bizarre. Donc finalement, nous ne pourrons vous apporter aucune certitude quant à ce reportage. Si ça se trouve, ils ont la retraite à 50 ans…
Les journées se succèdent avec toujours ce brouillard matinal qui se lève vers midi (ou pas).
Nous arrêtons de pédaler en général en milieu d’après-midi, histoire d’avoir le temps de profiter un peu des plages de sable blanc et des cocotiers.
En arrivant à Santa Monica, nous en profitons pour faire quelques emplettes au REI, l’équivalent US du vieux campeur. Nous achetons un nouveau réchaud. Notre primus fait des siennes et ça devient vraiment galère de faire bouillir un litre d’eau. On fait donc cramer la carte bleue pour acheter un réchaud MSR qui fonctionne au gaz ou à l’essence. On s’achète aussi des nouvelles lampes de signalisation pour les vélos. Nous ne sommes pas satisfaits de celles que nous avions et qui fonctionnaient par un système électro magnétique. Elles ne sont finalement pas assez puissantes. Celles que nous avons acheté sont électriques et ont une prise USB. On pourra donc les recharger avec l’ordinateur ou avec le panneau solaire. Pierrot se rachète des sandales de vélo Keen. Celles qu’il avait commençaient à se découdre.
Nous arrivons enfin à notre objectif, la cité des anges, au bout d’un peu plus de 4000 kilomètres.
Ne cherchez pas, il n’y a pas de son sur cette vidéo
Nous passons trois nuits dans un hôtel à quelques centaines de mètres de l’aéroport. Nous partons ensuite à la recherche de cartons pour emballer nos montures pour la suite de notre voyage.
Vue de notre chambre
Les 2 plus gros cartons auront été rapportés en bus
Dégraissage complet des deux bêtes. Mais non, pas nous, sots…
À ce stade du voyage, un premier bilan s’impose.
Voilà maintenant deux mois et demi que nous roulons aux Etats Unis. C’est court et long à la fois. Nos premiers coups de pédale à Seattle nous paraissent très très loin et nous regardons déjà les premières photos avec un brin de nostalgie. Et pourtant deux mois ce n’est rien mais ceux-là ont été bien remplis. Personnellement, j’ai préféré le début du voyage et plus particulièrement Washington et l’Oregon. Les routes étaient vraiment belles, pas trop de voiture, pas trop de relief, des paysages très variés, des campings peinards, des gens à l’écoute. Après réflexion, je crois que je n’aime pas la Californie. D’accord c’est le soleil, la plage, les plus grands parcs nationaux où tu t’en prends plein les yeux, mais c’est donc aussi beaucoup plus touristique, plus de monde, plus cher, et une mentalité différente. Cet état n’est pas vraiment approprié pour un voyage en vélos à cause du trafic routier très dense et incessant. Je préfère de beaucoup voir moins haut, moins beau, moins gros, mais être peinard.
Concernant les américains, ma vision est certainement tronquée par le fait que nous avons surtout côtoyé le monde rural. De plus, les gens rencontrés l’ont été en grande partie dans des campings. Ceux-ci ne sont pas forcément représentatifs de la population en général.
Tout d’abord, les américains sont vraiment hospitaliers et toujours prêts à rendre service. Nous n’avons jamais essuyé un refus lorsque nous avions besoin de quelque chose (huile, produit vaisselle, renseignement …). Ils sont également d’une grande patience face à notre piètre niveau d’anglais, il n’y en a pas un seul qui nous a envoyé bouler et ce sont toujours efforcés de se faire comprendre.
Enfin, je ne vais pas revenir sur les bons côtés puisque vous les lisez depuis plusieurs semaines. Même si je ne regrette pas d’avoir choisi cette destination, il n’en reste pas moins que je n’y ai pas vraiment trouvé ma place. Je ne me vois pas m’y installer, et ce pour pas mal de raison.
La première restant sans nul doute la bouffe. En deux mois et demi, nous avons fait quand même pas mal de restau, le nombre de fois où on a mangé dans une assiette avec des vrais couverts se compte sur les doigts d’une seule main. (Et encore heureusement qu’on a fait des restau thaï et mexicain). Un moment ça pèse de bâfrer avec les doigts des trucs frits dans des boîtes en carton ou en polystyrène. Dans 99% des restau que nous avons fait, la carte était composée exclusivement de burgers, salades, sandwichs. Ça manque cruellement de diversité et surtout de finesse.
Les américains sont très religieux. Le fait d’être non croyant est limite considéré comme une maladie. Il faudra que je prenne le temps pour chercher sur internet quelles sont les subtilités entre les différentes églises : baptiste, méthodiste, luthérienne, scientiste, presbytérienne … Ca m’a beaucoup étonné de voir parfois en ville des affiches de propagande nous annonçant que « Jésus est la vérité », des autocollants de Jésus sur les pare chocs des voitures, des bondieuseries en vente dans les supermarchés entre les cornflakes et le sopalin et qui feraient pâlir de jalousie les magasins de souvenirs de Lourdes. Je ne m’attarderai pas sur l’anecdote de la théorie de l’évolution avec notre ami texan. Je vous laisse relire le blog pour vous la remettre en mémoire.
Les Américains sont très patriotes. On ne compte plus les drapeaux des Etats Unis qui flottent au fronton des maisons, et même après les caravanes. Et pas le petit drapeau comme ceux que nous avons sur nos vélos, non, non, celui qui peut servir de nappe pour le repas de Thanksgiving. Dans un supermarché, nous avons vu un panneau d’affichage avec les photos de chacun des Marines de la ville qui étaient actuellement en mission et signalant « que vraiment nous sommes fiers de vous ». Une autre banderole sur la route aujourd’hui, annonçant que « Marines, nous prions pour vous ».
Les Américains vivent dans leur voiture. La majorité des déplacements se font en voiture, même s’il n’y a que 200 mètres à faire. Du coup, les villes sont souvent vides de gens et certaines rues n’ont pas de trottoirs. Pas la peine puisqu’il n’y a pas de piéton. Ils nous ont aussi surpris par cette accumulation de biens de consommation : la voiture (de Barbie), le pick-up, le camping-car, la moto (de Ken), le bateau …
Enfin bref, voilà, un bilan assez mitigé, même si nous avons vécu des moments inoubliables durant ce voyage, comme vous avez pu vous en rendre compte, lecteurs assidus de ce blog. Je ne pense pas que nous referons un voyage en vélos aux Etats Unis, car le pays ne s’y prête pas vraiment. Par contre, j’aimerai quand même y revenir pour découvrir le côté urbain, en visitant New York par exemple.
Xing ! personne n’a trouvé…
… pour l’onomatopée, du moins, car Crossing a été très bien expliqué dans plusieurs commentaires (Raph’ et Thierry, 1 point pour les réponses les plus rapides). Pour ce qui concerne les points et leur utilité, confer l’article suivant.
La réponse était peu évidente à trouver car j’ai évoqué une onomatopée pour vous égarer un peu, alors qu’une « interjection » aurait été plus correct…
Alors voilà, Xing (prononcer « Gzinnng ») est le bruit que vous faites quand vous « cassez » quelqu’un…
Ex : Eh Béa, demi-tour, on a oublié tes seins en France. Xing !
Mais c’est quand même une onomatopée puisque le bruit est censé reproduire le coup de cymbale qu’on entend à l’issue d’une pauvre blague pourrie de cabaret.
Ex : Oh Béa, comme chiffon pour nettoyer les vélos, on peut utiliser ton soutien-gorge, tu n’en n’as plus vraiment besoin… Xing !
À noter, on parle également de « Xing attitude ». Le « Xingueur » ne prononce pas ouvertement le Xing de fin, mais son attitude le laisse deviner…
Ex :
- Eh Béa, tu dors sur le ventre maintenant ?
- Ben non, je suis sur le dos !
- (sourire entendu… Xing attitude)
Le concours caché (ou comment les lecteurs de ce blôgue participent à un jeu et sont évalués à leur insu)
Certains lecteurs, interloqués, m’ont posé la question : « Mais pourquoi distribues-tu des points ? A quoi ça sert ? » Ce à quoi j’ai répondu : « En fait, vous participez à un concours… » On m’a alors fait savoir que : « Mais non ! Je ne veux pas être évalué(e), moi ! » Et j’ai finalement clos le débat en décrétant que : « Ta gueule ! T’as pas le choix ! Tu participes et c’est tout ! Xing ! »
Arrivé à la fin de la partie étatZunienne, j’ai décidé de lever un peu le voile sur le… CONCOURS caché ! (qui, du coup, n’est plus si caché que ça…)
Alors voilà le principe, nous allons ramener de ce voyage un superbe cadeau, un article original et de toute beauté que chacun désirerait se voir offrir ! Comme nous avons très peu de place, nous ne pourrons prendre qu’un seul cadeau… (là les Américains font : « Ooohhhhh » avec leur petite voix soupirante de « il est mignon le petit chien »). J’ai donc eu la merveilleuse idée de récompenser celui ou celle qui nous aura suivi avec le plus de ferveur, qui nous aura le plus aidé dans ce voyage ! (Les parents sont hors-jeu, ils auront un petit cadeau à part.) Non seulement ça nous amuse, mais en plus, ça nous occupe bien, et peut-être que cela nous procurera la joie de vous voir vous tirer dans les pattes ! Soyez donc tous prêts à jouer au : KIKORALAFLUTEDEPANPOURRIE !
N.B. en fonction du contexte le nom du jeu est susceptible de changer. Il est possible, par exemple, qu’à terme le jeu s’appelle : KIKORALBONNETKIGRATTE. Rien n’est encore définitif…
Aujourd’hui, je vous donnerai donc le nombre de points que comptent les 5 premiers du classement, leur identité, leur âge, leur adresse, leur numéro de téléphone, leurs vices cachés (qui, du coup, ne seront plus si cachés que ça…), ainsi qu’une vague idée du barème de notation… (Attention ! Il y a des intrus dans cette liste !)
Les points sont donnés à côté du nom et leur attribution est expliquée entre parenthèses.
Les 5 premiers du classement provisoire sont :
- Marcus, 7 pts (+10 de rencontre durant le trip, +1 de devinette, – 2 plus d’un mois sans commentaire, – 2 pas de réponse à un « Message à caractère informatif » lui étant destiné)
- Chandoux, 6 pts (+ 6 en points de fidélité : number one en fidélité !)
- Raph’, 5 pts (+4 en points de fidélité, +1 de devinette)
- Sister Claire, 5 pts (+4 en points de fidélité, +1 en point Kilt)
- Thierry S, 4 pts (+3 en points de fidélité, +1 de devinette)
Mais absolument rien n’est joué puisque le trip ne se terminera qu’à Signy et que chaque tranche de 10 km effectuée avec nous à vélo rapporte 1 point ! Sans compter les 10 pts de rencontre durant le trip ! Même le dernier du classement peut se rattraper ! Pour info le dernier (je ne donnerai que ses initiales pour ne pas le stigmatiser) est M the M avec – 22 pts (aucun message – 4, – 2 pas de réponse à un « Message à caractère informatif » lui étant destiné, pas de réponse à quatre challenges envoyés pour lui – 4 x 4 = – 16). Courage M the M ! En nous rejoignant à Bruxelles tu peux combler ton retard !
Le Mi-Bilan (ou, les enseignements à tirer de cette première partie de voyage)
Les grosses satisfactions
Sur un plan purement matériel, d’abord, (cela intéressera sûrement les futurs voyageurs), il y a 3 ou 4 choses dont nous n’avons vraiment que du bien à dire. Attention, je prends ma voix de vendeur irrésistible, et sors mon sourire de commercial (qui a dit « pas crédible » ?) Et le vainqueur est… :
Le pneu « Marathon + tour » de Schwalbe avec, non pas 10, non pas 5, non pas 3, non pas 2, ni même 1, mais 0 crevaison !!! Et ceci pour non pas 1, non pas 2, ni même 3, mais 4 roues !!! Et ceci toujours pour non pas 500, non pas 1000, non pas 2000, ni même 3000, mais plus de 4000 km !!! Et sans compter ceux faits à la maison… Chapeau Schwalbe. NB, nous avons fait attention de conserver une pression de 4 bars (jamais moins de 3) malgré l’hostilité de certaines routes.
Mais nous sommes également très satisfaits de nos outils : l’Alien de Topeak (merci du cadeau les amis !) et le Blast de Leatherman, de nos vélos : des Pioneer de chez Nazca (aucune casse, aucun réglage à refaire) ainsi que du panneau solaire qui nous procure confort et indépendance.
Nous sommes aussi super contents de tout notre matériel de couchage, duvets et tapis de sol particulièrement.
Maintenant, la plus grande satisfaction concerne le voyage lui-même. Pas tant du fait du pays traversé (j’y reviendrai, même si Béa a déjà dit l’essentiel) que du choix du mode de transport.
Depuis deux mois et demi, j’adore cette sensation de liberté, de toujours pouvoir aller voir « de l’autre côté de la colline ». J’adore vivre dehors, j’adore quand le vent, tel un amant fougueux, me rejette les cheveux en arrière et me susurre à l’oreille : « te quierro ». J’adore tourner les jambes et me dire : « C’est facile ». J’adore le soleil qui chauffe ma peau. J’adore me rendre compte que je suis vivant, que je peux le faire, que je le fais…
Les petites désillusions
À propos du matériel d’abord… C’est ça qui est bien quand on ne doit rien à personne : on peut Xinguer !
Notre petit réchaud Primus s’est avéré être une sombre daube, beaucoup de réglages réguliers à effectuer pour peu de résultats, il crachotte, devient rouge… A éviter.
Mes sandales de vélo, Keen, très chères, très réputées, très décousues… Au bout d’à peine plus de 2 mois, ça fait un peu mal au derrière… Surtout que Keen France n’a rien fait pour nous aider.
Je ne suis pas satisfait non plus du sac à dos Ortlieb (pas pratique et pas du tout, mais alors du tout, confortable utilisé en sac à dos). Par contre, les sacoches bananes sont biens.
A propos du pays ensuite… Je donnerai mes impressions – bonnes et mauvaises- dans le chapitre suivant. Ici, je voudrai simplement parler des gens…
Vous aurez pu le constater en nous lisant, les gens, aux Etats-Unis sont extrêmement sympathiques, accueillants, toujours prêts à rendre service, aimables et souriants… Alors quoi ? Pourquoi sommes-nous dans le chapitre des désillusions ? Eh bien parce que je suis particulièrement gêné en face de ces gens, mal à l’aise, j’ai toujours une sensation étrange de factice… Comme lorsque je faisais du théâtre et qu’un des gars « sonnait faux ». Voilà, en fait, j’ai toujours l’impression qu’ici, les gens ne suivent pas leur nature profonde, mais qu’ils jouent un rôle. Plus d’une fois (bon, c’est vrai que je suis un peu « soupe au lait ») je me suis énervé et j’ai commencé à monter dans les tours, voire à être carrément désagréable, limite insultant, et eux, ils restent stoïques, aimables, s’excusant presque… Mais bon sang !!! Lâchez-vous un peu, les Bulbes ! Réagissez ! Gueulez ! Grognez ! Vivez quoi !
On a le sentiment que, à la télé, dans les journaux, à l’office le dimanche, on leur montre comment il faut être, on leur explique que le « politiquement incorrect » c’est mal ! On a l’impression qu’ils participent à un concours super important dont le but est de gagner un maximum de « points karmiques » et dont dépend leur vie.
Alors à chaque fois qu’on me fait un sourire, qu’on me rend un service, je me demande si le gars avait vraiment envie de me sourire, de m’aider, ou si il était simplement à la chasse aux points karmiques. On peut comparer ça aux BA des scouts. Le scout, il s’en fout d’aider un vieux à traverser ou de retrouver le chat de la voisine, ce qui l’intéresse, c’est le badge de louveteau qu’il aura quand il aura son quota de Bonnes Actions…
Voilà, j’ai l’impression (à part quelques exceptions évidemment) d’avoir voyagé dans un pays de Scouts qui courent après leur badge…
Les 5 sens (ou comment voir les USA par l’autre bout de la lorgnette)
- La vue : Sens le plus évident pour les voyageurs, c’est celui qui est assez peu développé chez moi (peut-être car je suis myope comme un taupe). C’est néanmoins le sens qui apporte le plus de plaisir aux USA. La contemplation de la faune restera l’énorme point positif de cette destination ! La vision de l’immensité des paysages était très sympa également même si souvent polluée par des déchets, constructions inappropriées, lignes électriques et surtout des voitures… Des centaines, des milliers, des millions de Fucking voitures, de ces hideux cubes en métal et plastique, en verre et caoutchouc qui ont occupées mon champ visuel pendant deux mois et demi.
- L’odorat : Mon sens de prédilection (qui a dit : « Normal, vu son pif » ?!!) Et aussi celui le plus maltraité dans ce pays… Bien sûr à cause des voitures (je ne peux plus les blairer) qui nous gratifient de leurs gaz d’échappement toute la journée, mais aussi à cause des cultures (rappelez-vous : maïs, dents bleues…), ainsi qu’à cause des centaines de charognes se décomposant le long des routes, et j’en passe. Malgré quelques bonnes odeurs (souvent sucrées) dans les forêts de montagne, que les Nez passent leur chemin, les USA ne sont pas pour eux (et ne pensez pas vous rattraper sur les odeurs de cuisine).
- Le goût : C’est sucré, c’est gras, c’est affreux, c’est ricain. Quelques mets « bons », aucun « succulent ». Que les palais exigeants passent leur chemin, les USA ne sont pas pour eux.
- L’audition : Je ne veux pas me dire musicien, mais je suis un amateur pour qui l’oreille a une très grande importance. J’ai dit plus haut que l’odorat était le sens le plus maltraité… Je retire… Quand on est vélo, c’est l’audition, definitely ! Le bruit incessant (sauf dans de très rares endroits montagneux) de jour comme de nuit, des centaines, des milliers, des millions de Fucking voitures peut rendre fou n’importe qui. Au niveau musical, calme plat. Ambiance vieux classiques américains dans toutes les zones rurales… Que les oreilles sensibles passent leur chemin, les USA ne sont pas pour eux.
- Le toucher : Rien à déclarer de particulier sinon que j’adore toucher les différentes plantes, feuilles et écorces des arbres, et que je me suis amusé dans la montagne, mais pas du tout sur la côte californienne.
Et voilà, c’est tout pour les USA… Perso, même si je n’ai pas de regret, je suis très content de partir. Pour faire du vélo, c’est quand même loin d’être une destination de rêve. Alors ciao les States et SPORK !
Devinette : Dans ce contexte, que signifie Spork ?
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