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Et c’est parti !!!

Après avoir chargé les vélos dans la remorque, Olive et Nanou nous accompagnent à l’aéroport de Bruxelles. Nous décollons à 13h50 et ferons une escale à Reykjawik. L’avion est rempli de randonneurs hollandais et allemand d’une bonne cinquantaine d’années. Ils partent certainement en vacances en Islande ou en Alaska. Nous ne voyons pas une seule minette à talons hauts, ni de surfeur bronzé bodybuildé. Autant dire qu’on ne dénote pas dans le groupe. Ça m’aide à assumer mon look sandales – chaussettes.

Arrivés en Islande, il fait un temps exécrable. Par le hublot de l’avion, nous voyons le personnel au sol décharger les bagages. Nous sommes rassurés, car nous les voyons charger nos deux vélos, mais ne tardons pas à déchanter quand celui de Béa tombe lamentablement du charriot de chargement. On s’inquiète un peu de voir dans quel état nous allons les récupérer.

Nous arrivons à Seattle à 17h40, soit 2h40 heure française. Nous récupérons rapidement tout notre barda. Je m’attelle à retirer le film et le scotch autour des sacoches pendant que Pierrot attend devant le tapis roulant, les derniers bagages. Un flic me saute dessus en me disant que je ne peux pas déballer ça ici il faut attendre d’être hors de l’aéroport. Nous trainons tant bien que mal nos deux vélos, certes roulant puisque les roues dépassent du carton, mais sans direction, en portant en même temps les sacoches. Nous passons le service de l’immigration, il faut ensuite prendre une espèce de petite navette qui ressemble au métro parisien pour pouvoir sortir de l’aéroport. Nous décidons donc de tenter une nouvelle fois de remettre les vélos roulant pour pouvoir y accrocher les bagages. Ce fut donc interminable, quand à trois heures du mat’, vous avez les mains dans le cambouis, et vous pestez contre ce dérailleur qui ne veut pas s’accrocher. Finalement, au bout de trois heures, nous sortons de l’aéroport et rejoignons l’hôtel assez rapidement. Nous mangeons un morceau et nous nous écroulons dans notre lit après avoir monté les vélos dans notre chambre. Nous ne savons pas si c’est le fait du stress, du décalage horaire, du fish and chips trop gras (comme tout ce qu’on a mangé jusqu’à présent), nous ne trouverons pas le sommeil. Nous partons donc le lendemain matin en ayant passé une nuit blanche.

10/07/2013 : Rockport

Nous quittons Seattle par ces faubourgs. Le paysage n’est pas transcendant, mais les routes choisies nous permettent de rouler en toute sécurité. Nous tentons de trouver du gaz pour notre réchaud, en vain. Nous quittons donc la ville, on verra plus tard. Nous suivons pendant un bon moment une piste cyclable qui longe la rivière Snahamish. C’était bien sympa. En fin de journée, nous tentons une nouvelle fois de trouver du gaz. Petite aparté pour une petite précision. Nous sommes conscients que vous lecteurs, vous attendez des nouvelles truculentes de ce voyage, des anecdotes rigolotes. En général plus c’est galère, plus c’est rigolo. Alors attention, pour le premier jour, nous avons mis la barre très haut. Je reprends donc mon histoire. Au moment d’entrer dans le magasin pour le gaz, nous nous rendons compte que nous n’avons plus de portefeuille. Nous voilà donc soulagé d’environ 250 dollars, 20 euros et une carte bancaire. La misère, ça commence bien. Et bien évidemment, nous ne savons pas où nous l’avons perdu. Le soir nous arrivons chez les Walker, nos hôtes Warmshower.

De chez eux nous pouvons envoyer un mail à Bernadette (qui assure pour nous à chaque  fois qu’on voyage, l’intendance, l’assistance … Autant dire qu’elle a du taf). Pour couronner le tout, la messagerie ne fonctionne pas, et je ne peux donc pas communiquer avec la banque. Au moment où j’écris ces lignes, je ne sais toujours pas ce qu’il en est. Bref, nous passons donc la soirée chez une famille américaine très sympa. Ils nous offrent une douche chaude, repas avec une bouteille de vin (beuuuuhhhh). La journée se termine donc bien. Nous nous écroulons dans notre tente vers 20h00. Le lendemain, nous continuons notre route vers Sedro Wolley, 100 km plus loin. Nous empruntons à nouveau une piste cyclable. Le terrain est relativement plat, ça aide pour la mise en jambe. Pour le moment, nous ne trouvons à nous nourrir que de trucs frits. Ce n’est pas terrible pour l’effort. On rêve de sucre lent. Le soir nous plantons dans un camping municipal. Il y a juste un WC et une cuisine mais pas de douche. Nous nous lavons donc sommairement juste histoire de rincer la crème solaire et éviter les mycoses entre les orteils.

Aujourd’hui la journée fut assez courte car j’ai mon genou gauche qui me rappelle que j’aurais pu m’entrainer un peu avant de partir et qu’il n’est pas très content. Bref, il fait mal ce con. Pierrot a le même problème avec le genou droit. Nous arrivons donc en milieu d’après-midi dans un camping le long de rivière Skagit. Ça donne envie de pêcher à la mouche des paysages pareils. Nous attendons donc que le gérant remette l’eau dans les douches car pour une raison que mon pauvre niveau d’anglais ne m’a permis de comprendre, nous n’aurons de l’eau qu’en fin de journée. Bon en attendant, on part en chasse d’un accès Wifi pour vous envoyer ces nouvelles toutes chaudes. En plus, on n’a pas chômé, car nous avons déjà réalisé des challenges !!! Allez vite voir sur la page consacrée.

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